[Interview] Jérémie Bonamant Teboul

Revenu d’Afrique en mai dernier, Jérémie Bonamant est de retour dans le petit monde de la figurine. Nous l’avons rencontré dans les locaux de la boutique Trollune où il organisait un Figostage. Entretien avec le figo-cycliste, jadis peintre-parapentiste.

 

Bonjour Jérémie. On dit que le plaisir de rentrer chez soi est l’un des plus grands plaisirs. Tu confirmes ?

Jérémie – Complètement ! Notre voyage ne s’est pas apparenté à une fugue mais nous sommes heureux d’êtres rentrés. Bien souvent les gens voyages pour échapper à une vie ennuyante, ce qui revient à faire voyager ses problèmes. Claire et moi apprécions beaucoup notre travail, nos amis, nos proches, alors le retour fut simple. Si il n’y avait pas eu l’envie de revenir, on serait resté.

Après deux ans d’absence, comment s’est déroulé ton retour à la figurine ? Qu’est ce que tu apprécies le plus dans cette discipline ?

Jérémie – Ce que j’aime le plus, c’est la spontanéité et la concrétisation d’une idée. C’est le fait de pouvoir commencer à travailler immédiatement après avoir eu cette idée. Devoir les mettre de côté pendant le voyage fut quelque chose de frustrant.

Le thème de l’Afrique sera t-il au centre de tes prochaines réalisations ?

Jérémie – Non, en tout cas pas tout de suite, j’ai déjà réalisé beaucoup de pièces sur le sujet (l’esclave, Nablia…).

On a pu découvrir tes peintures à l’aquarelle. Seront-elles bientôt publiées ?

Jérémie – Oui ! Mes dernières journées y ont été consacrées. Je suis en train d’écrire les textes, d’organiser la mise en page, de centrer les photos…. Je dois rendre le livre à son éditeur avant le 9 octobre.

Cette activité (l’aquarelle) influence t-elle désormais ton approche de la figurine ?

Jérémie – Oui, sur le fond, j’ai du apprendre beaucoup de choses et je me suis en quelque sorte retrouvé dans la situation de mes figostagiaires. C’est bien de recommencer une activité à zéro.
Sur la forme, l’aquarelle m’a permis de découvrir l’intensité des couleurs. À mon retour, j’ai trouvé mes figurines presque ternes.

Ton voyage a t-il contribué à changer ta perception de la figurine et de la vie en générale ?

Jérémie – Non, rien n’a particulièrement changé à mon retour. En voyage, quand on  se trouve dans des endroits reculés, on se demande si on ne vas pas finir par s’installer à la campagne. Mais au final je suis très content de retrouver la ville.

Prévois tu de participer à un prochain concours de peinture ?

Jérémie – Les expositions sont toujours un moteur qui nous force à réaliser de jolies pièces. Pour le Games Day français, je prévois de réaliser un Prince Démon de Tzeentcht que m’a inspiré mon passage en Égypte. J’ai déjà une base d’images de côté pour la documentation et l’inspiration. Dans les futurs projets, j’ai également prévu de réaliser une enchanteresse et un éléphant mécanique.

De toute ta collection, quelle est la figurine qui te tiens le plus à cœur ?

Jérémie – La pièce sur l’esclavagisme et le Joueur de Flûtes, car ce sont mes pièces les plus personnelles.

Comment organises tu tes journées ? Préfères tu les longues ou courtes sessions de peinture ?

Jérémie – Je suis complètement libre. Je peut aussi bien faire de la figurine en matinée, en après midi ou la nuit à 4h00 du matin. Je n’ai ni règles ni horaires à respecter.
Mes sessions sont plutôt longues. Je pars d’ailleurs demain pour 4 jours à la campagne où je vais pratiquer quasiment tous les jours de 8h à 22h. Dans ces moments là je met beaucoup de musique. 

As tu découvert en Afrique des statuettes ou représentations rappelant l’univers des figurines ? Qu’apprécie tu dans l’art Africain ?

Jérémie – Je n’ai pas découvert de lien avec ce que nous faisons dans la figurine. J’aime dans leur art la grandeur des choses, les matériaux et les textures qu’ils utilisent. C’est plus naturel et ça change de la propreté assez caractéristique en France (cadres…)

Quels sont tes meilleurs souvenirs du voyage ?

Jérémie – Ils y en a beaucoup. Un partage musical en Tanzanie, une nage avec les requins baleines, le pique nique de retrouvailles à Lyon, les Chutes Victoria, et particulièrement quand nous avons senti que le voyage était devenu notre quotidien (en Alibi).  Les meilleurs souvenirs sont ceux qui relèvent de périodes. Quand nous sommes arrivés au Soudan, on était tellement loin que si on projetait de revenir, on se retrouvait face à des distances énormes.

As tu déjà réfléchi à de nouvelles aventures ?

Jérémie Oui, il y en a plein ! LAmérique Latine et l’Asie sont des territoires qui m’intéressent. J’aimerai également partir à pied pour découvrir des endroits différents, longer des plages et des rivières. Ce qui est certain, c’est qu’il ne s’agirait pas de voyages en bus ou en voiture. Ces moyens de transport ne donnent pas une vision des villes et des populations.

Quelles sont les œuvres qui t’ont récemment marqué ?

Jérémie Beaucoup de choses récemment, notamment en musique. J’écoute en ce moment le groupe Rhysothome qui se produira à Lyon le samedi 15 septembre.
Du côté des illustrateurs, j’ai beaucoup aimé l’évolution des dessins de Benjamin Flao.

Merci Jérémie !

Découvrez les articles et photos du périple Africain sur le site : Claire et Jérémie en Vadrouille.
Pour découvrir les figurines de Jérémie, direction son site Web. Il est le fondateur et le gérant de la gamme Figone.

About Cyril Tuloup

A lancé le site en février 2011, aime depuis toujours les figurines et les montagnes. Nourri par la Nature, l'art et l'alpinisme, Un monde de petits bonshommes partage les joies de la création et de l'aventure.