[Rétrospective] Medusa

Le Lugdunum Club éditait en 2012 un buste de la Gorgone Medusa, célèbre figure de la Mythologie Grecque. En l’espace d’un an, la femme a la chevelure de serpents reçu des millions de coups de pinceaux pour prendre des allures très différentes. Retour sur ce buste avec une rétrospective de 10 versions.

Sortie des mains de Allan Carrasco, la sculpture avait remportée l’adhésion de presque tout le monde. Dans son élégance et ses volumes élancés, elle rassemble les avantages que présente le travail d’un buste : Une large zone de peau, des textures, la possibilité de s’exercer à des fondus… Représentée ordinairement comme une créature laide, la Méduse prend ici une expression différente. Loin de la souffrance que lui inflige sa fusion animale, elle devient une créature nuancée.

→ Le perturbant tableau de Paul Raul Rubens.

L’émotion que parviens à saisir ce buste rappel le caractère des figurines des Démonettes de Slaanesh, et plus précisément celui de la création personnelle du sculpteur. Le regard similaire, on y découvre des personnages érotiques mais dangereux, qui ne s’empêchent pas de créer un vrai malaise chez son spectateur. S’y mélange le désir du corps à la peur de la mort, une sensualité cruelle, un contraste de sentiments forts. Citons à nouveau le personnage de Catherine Thrammel, héroïne du très important Basic Instinct, à laquelle on s’attache de la même façon qu’à ces figurines.

Encouragés par le Challenge Medusa de cette année, les figurinistes sont nombreux à avoir proposé leur propre vision de la Gorgone. Ce buste aussi bien destiné aux amoureux de l’histoire que des mondes fantastique s’est rapidement embelli :

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La version officielle peinte par Louis D’ Orio fonctionne dans un schéma de couleur très complémentaire, le soin apporté dans la transparence du tissu et dans l’expression du visage rend l’ensemble magnifique.

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Haute en intensité, cette version de Philippe Giorda séduit par le mélange très fort des couleurs, qui dévoilent pour chacune d’entre elles une puissance rare.

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Ultra colorée, la version de Raffaelle Picca en a impressionné plus d’un. Les effets bluffant de trompes l’oeil sur le visage coordinnent avec une peinture très engagée.

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Roman Lappat en a tiré une figurine plus historique, avec un effet de statue très convaincant. La Dame de pierre semble bouger.

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Bruno Lavallée s’est également attaqué à la figurine. Il l’a rendu plus massive en lui ajoutant des plaques d’armure, et en sort une peinture monstrueuse en plus d’être carrément originale.

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Cette adaptation Égyptienne était franchement inattendue ! Le résultat se montre fascinant et le changement d’ambiance se réussit parfaitement.

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En portant toute l’attention sur le regard de la Gorgone, cette peinture transforme la lecture habituelle de la figurine. Les photos apportent de la lumière sur son corps, alors qu’en main, toute l’attenton se centre sur le visage.

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Ici, on fait passer la cruelle Gorgone dans une ambiance plus érotique et féminine. On apprécie les rappels du rose à travers le maquillage.

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En gravant directement la sculpture, cette interprétation suggère une femme en train de se briser, qui derrière son apparence humaine dévoile un corps de pierre. On a le sentiment que le temps s’arrête soudainement.

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Cette version rapproche Medusa de sa nature animale, en apportant une texture écailleuse à sa peau tout en dégageant du visage un caractère très hostile.

Quelle est votre préférée parmi celles ci ? Des idées de transformations ? La parole est à vous !

About Cyril Tuloup

A lancé le site en février 2011, aime depuis toujours les figurines et les montagnes. Nourri par la Nature, l'art et l'alpinisme, Un monde de petits bonshommes partage les joies de la création et de l'aventure.