[Rétrospective] Prêtre Skink

Le petit Skink sortit l’été dernier a reçu d’élégants coups de pinceaux, par des peintres du monde entier. Il est venu taper à notre porte pour nous saluer, accueillons-le comme il se doit.

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Un matin à Collioure, entre plage et collines, mon corps s’est dirigé vers une librairie. « Le nouveau White Dwarf est sûrement sortit ! ». Je souhaitais faire le plein d’images, nourrir la tête de ces figurines qui nous manquent vite. Une grande surprise en tombant sur cet homme-lézard, un coup de coeur immédiat pour son style et ses plumes. S’imaginer les peindre était déjà en soi exaltant.

Retour sur six versions de la même figurine.

La jungle est mon royaume

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Le polonais Jaroslaw Drabek s’est distingué avec une version très approfondie, situant le Skink dans une jungle reculée. Nous imaginons les pratiques ancestrales d’un peuple vivant au milieu d’une Nature plus dense qu’une ville, où l’harmonie avec les éléments est essentielle pour survivre.

Le pan de ruine est le signe d’une civilisation, de temples construits dans les retranchements de la terre. Les forêts sont tellement grandes qu’elles paraissent souterraines, enfouies sous un toit qu’elles forment de leurs immenses arbres. Mousses-feuilles-oiseux, la vie est dans chaque centimètre de jungle, partout. Le serpent corail figure le mystère d’un lieu qui n’accueille pas les hommes, le Skink apparaissant tel un gardien. La texture du visage transforme son expression originale.

Terre de feu

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Cette peinture de Julien Casses nous laisse découvrir des teintes très chaudes, jouant sur le côté sauvage de la figurine.  Même sur un décor d’une taille limitée, elle impose une attraction pour une texture de peau dure et sèche. Nous croyons en la vie du Skink, éclairé par une lumière qui transperce la jungle, le soleil au zénith. Le travail de couleurs nous rappelle les anciens travaux de l’auteur, notamment le rouge-marron magnifique de la carapace. De belles photos du Work in Progress sont a decouvrir sur son site Web.

A la Nuit tombée

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L’interprétation de Sue Griffin situe le Skink dans une atmosphère mystique, au milieu des hautes herbes, dans une nuit qui tombe peu à peu. Notre lézard se fond avec animalité dans le monde. La peinture riche de couleurs est en contraste avec la dimension nocturne de la pièce. La nuit n’est pas sombre, elle dévoile l’univers, ses étoiles et son infini, qui nous sont dissimulés de jour par le ciel.

Les oranges-verts s’assemblent avec tendresse autour de la figurine, et déclenchent une veritable envie de s’unir. Le Skink apparait comme un guérisseur, calme, serein, confiant. Nous croyons en ses pouvoirs surnaturels, sa bienveillance absolu. C´est par l’équilibre d´une mise en scène, une vision directrice, que le travail de Sue Griffin est devenu oeuvre.

Douceurs d´aquarelle

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La version de David Soper est marquée par un bleu turquoise qui rappelle les mers des caraïbes. C’est dans une température froide mais pas glaciale qu’évolue la figurine, comme si elle incarnait elle-même la vie aquatique. L´eau devenue couleur.

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Avec un decor là-aussi très simple, la pièce évoque les ambiances des peintures Eavy’Metal, sobres mais lumineuses, comme un diamant qui brille de tous ses côtés. Les plumes demeurent simples en comparaison au reste de la pièce – remarquez le sublime embème – , mais c’est bien la seule remarque que l’on pourrait faire devant une peinture si dense et légère à la fois.

Dorures d´un chef

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Le Skink de Werewolf est une peinture riche, étincelante. De la vie et de la lumière se dégagent de toute sa peau, donnant également le sentiment d’une température. Nous apprécions la façon dont les gemmes, les bijoux, les métaux sont mis en évidence par de petits éclats. Alors que les surfaces dorées se remarquent peu sur les autres créations, elles prennent ici part a notre découverte visuelle, elles éclairent l’ensemble. De la grande peinture sur 28mm.

Discrétion

Remarqué au Golden Demon Anglais, le Sink de Conrad Mynett a beneficie d´un schéma de couleur novateur, nous laissant savourer son violet-mauve. Cette couleur encore inconnue des hommes-lézards, rend ce prêtre Skink captivant. Son décor nous conduit dans un environnement réaliste, naturel.

Peinture belle qui a le talent de ne pas être technique,  elle séduit par ses tons pastels et bruns, composant une poésie a partir de couleurs. Cela se voit : la figurine n’est pas peinte pour être remarquée, elle compose son idée et se laisse approcher en douceur. Les plumes donnent un veritable cachet à la pièce, elles créent par leur texture une esthétique primitive, archaïque, laissant entrevoir une culture.

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Ces photos du Work In Progress nous laissent apprécier le bleu et mauve de la peau, leur remarquable transition.

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Et voilà pour la petite rétrospective. Le prêtre skink donne envie de prendre les pinceaux, de plonger dans une palette, de s’évader sur sa peau. Et vous, laquelle de ces versions préférez-vous ? En connaissez-vous encore d’autres ?

Hommes Lézards – en perspective :

• Peinture Chef Skink
• Review Gor-Rok
• Peinture Gor-Rok
• Garde du temple 

About Cyril Tuloup

A lancé le site en février 2011, aime depuis toujours les figurines et les montagnes. Nourri par la Nature, l'art et l'alpinisme, Un monde de petits bonshommes partage les joies de la création et de l'aventure.