[Rétrospective] Ghazghkull Thraka

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Personnage culte de Warhammer 40000, le seigneur de guerre le plus célère des Orks est une figurine de classe. Avec sa méga-armure, sa pince énergétique, son crâne d’adamantium, Ghazghkull est bâti pour écraser ses ennemis avec une fureur impitoyable. Les peintres l’ont interprété sous de nombreuses couleurs pour explorer tout le potentiel de la gravure. Rencontre avec l’ennemi juré du commissaire Yarrick !

Est-ce sa taille imposante, son humour ou son esthétique, qui nous font aimer Ghazghkull ? Sans doute les trois à la fois, car derrière la carrure énorme de l’Ork se lit un concentré de sauvagerie et d’orkatitude. On se demande bien comment il arrive à se déplacer sans se casser la gueule, dans une armure aussi encombrante !

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Avec ses glyphes, ses cornes, son emblème, il incarne l’image d’un taureau prêt à charger, qui ne jure que par des combats au corps à corps. D’un noir implacable dans son historique, il dégage une présence certaine sur les champs de batailles, ridiculisant les chefs d’armée advserses. Souvent convertit, souvent multi-colorié, le grand Ghazkghkull avait besoin de sa tribune.

En jaunes

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Commençons notre rétrospective par la splendide version de Bruno Rizzo. Découverte pour la première fois dans White Dwarf, l’oeuvre est d’un impact colossal. Nous sommes conduits à imaginer le personnage dans le clan des Bad Moonz, qui portent fièrement du jaune sur tous leurs équipements.

Avec une légère inclinaison qui accentue toute la puissance de la pièce, nous découvrons un Ghazghkull qui paraît encore plus grand, énorme, muni d’un flingue « plus mieux ». Il semble capable de détruire tous les obstacles sur son passage, qu’il s ‘agissse d’un blindé ou d’une nuée de tyranides… Le Gretchin paraît bien maigre et vulénrable, devant ce mastodonte…

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Toujours dans le jaune, mais sous l’effigie cette-fois ci des Blood Axes, Ghazghkull a changé de tenue (et de chapeau !). Avec une bannière de la Garde Impériale déchirée, ensanglantée, il incarne encore le personnage terrifiant et indestructible. Koen Bakker a noué des couleurs lumineuses au style sauvage du clan, qui a l’habitude de se camoufler pour voler du matériel humain. Les tons du bleu résonnent très bien sur l’ensemble de la pièce.

En rouges

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Passage à la couleur des Evil Sunz : le rouge ! Ghazghkull reçoit une mise en scène dynamique, ce qui révèle de l’exploit au vu de la raideur de l’armure ! Piétinant le sol de sa vitesse, il se présente fièrement dans un rouge froid et lisse. La couleur de son visage trouve ainsi un puissant contraste, accuentuant autant la violence que le mystère qui l’entourent. Un pari de peinture risqué, mais un exercie accompli avec talent, signé Markus Blackmann.

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Matt Parks s’est également chargé de la figurine, remportant en même temps la Slayer Sword Anglaise (2002). Le tour de force est ici la texture de l’armure, peinte en écailles de peinture. Aidé par son Grechin assistant, Ghazhgkull affiche de nombreuses blessures et cicatrices de guerre, comme s’il marchait depuis plusieurs siècles, résistant à tous les climats et toutes les guerres. Nous apprécions à chaque regard le rendu somptueux de l’armure, oubliant la figurine qui se cache derrière. Une vraie vision de la pièce, un coup de maître !

En verts

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Place au vert avec la version de Seb Perbet. Sculpteur chez Games Workshop, il est également un excellent peintre, qui prouve ici avec grâce le potentiel infini des couleurs. C’est notre image de la figurine qui est totalement renouvelée, apparaissant avec une peau vert-pomme, pour une armure de vert-foncé. Nous voyageons dans la figurine car sa peinture deviens une musique : les couleurs résonnent et vibrent en échos. L’emploi du vert offre une réflexion sur les valeurs d’une même couleur et ses possibilités. Un vent de fraîcheur.

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Changement de place cette fois-ci , avec du vert pomme sur l’armure ! Nuancée de orange et de rouge, elle accueille notre personnage à la peau rose-violacée. C’est tout le talent de Guillaume Hémery qui s’exprime sur ce régiment de figurines. Plus que les qualités techniques, c’est le fait d’avoir imaginé ce schéma de couleurs qui est admirable ! Les figurines héritent de l’univers barbare et historique, tout en apparaissant sous un jour nouveau. Avec pour décor un sol d’usine, elles font jaillir leurs couleurs qui n’ont aucune extravagance, malgré leurs choix bien assumés. Nous éprouvons alors une soudaine envie de nous entourer d’Orks, car s’ils offrent déjà l’infini par leurs conversions, leurs couleurs sont encore plus libres. Ces dernières caressent la sculpture, la rendent plus vivante et plus intense. Avec ce Ghazghkull qui accroît encore son charisme, le pactole de créativité est trouvé.

En noir

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C’est le moment de passer au noir avec une version signée Martin Footit. L’anglais a également conçu une scène de plusieurs figurines, mais en restant dans l’estéthique des Goffs. Le noir est rendu profond dans un traitement clair et académique des autres parties. Nous apprécions la manière dont le personnage est exprimé, personifié par de belles textures et de belles teintes. S’il ne s’agit pas du plus impressionant des Ghazkghkull, le challenge soulevé par la couleur noir est accompli avec élégance.

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Plus rare, cette version est une surprise dénichée sur le web, une grande démonstration du pouvoir d’une peinture. Avec des textures dessinées – voir les cornes – et un visage nuancé profondément de violet, le Big Boss apparaît dans toute sa violence et sa noirceur. Un vrai Goff, une vraie brute !

Récent

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Apparu il y a peu sur le net, ce Ghazghkull impressionne par la façon dont le sujet reste sombre malgré les couleurs claires et lumineuses. Le choix de l’emblème est juste monstrueux, comme celui des couleurs qui se marrient dans une rare élégance.

Version officielle

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Enfin, terminons notre revue avec la version officielle, qui à chaque fois qu’elle est visible, dégage réellement une sensation de puissance et de beauté. Le traitement de la mâchoir d’acier, de l’armure et des cables, en soulève tous les détails, toutes les bonnes idées qui constituent la figurine. Le monstre imaginé, puis créé, sera toujours là pour éveiller nos sens, et notre sensibilité.

Info :

Nous sommes à la recherche du nom du sculpteur de ce Ghazkghkull Mag Uruk Thraka. Merci de nous écrire si vous le connaissez !

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About Cyril Tuloup

A lancé le site en février 2011, aime depuis toujours les figurines et les montagnes. Nourri par la Nature, l'art et l'alpinisme, Un monde de petits bonshommes partage les joies de la création et de l'aventure.