Les réflexes indispensables du « bon parent »

Toujours sur un plan psychologique, les carences affectives sont très répandues : manque d’affection, indifférence… De même, les parents trop permissifs ne rendent pas service à leurs enfants, et cela peut être assimilé à une carence éducative (manque de repères, de limites, d’interdits…). A l’inverse, le surprotéger ne l’aide pas à se développer : prenez soin de ne pas envahir son espace, car cela est assimilable à une privation de liberté.

De manière générale, la négligence renvoie à des situations de carences qui risquent de compromettre le développement somatique (la fameuse croissance) et psychologique de l’enfant. Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?

Adoptez les bons réflexes avec votre bambin

N’avez-vous jamais la sensation d’avoir parfois d’en demander trop ? Faîtes-le test en étant attentif à vos exigences envers autrui, et vous verrez à quel point elles peuvent parfois être incohérentes. Ca peut nous arriver à tous, et il convient ici aussi d’être prudent. Chassez donc de vos discours les injonctions paradoxales (contradictoires et impossibles à respecter) ou disproportionnées (quoique l’enfant fasse, ce n’est jamais assez bien).

Des menaces verbales répétées ou lui parler de façon à l’effrayer peut engendrer un état de stress chronique, mal qui aura des répercussions à l’âge adulte.

Les enfants se développent à partir de ce que vous leur transmettez. Donc les mots durs prononcés à l’encontre de votre conjoint(e) dans des moments de colère ont des conséquences négatives sur l’enfant : s’il est spectateur d’une violence (même verbale) dans une relation, cela exclut l’apprentissage du respect de l’autre dans sa différence, et l’incite à passer à l’acte plutôt qu’à privilégier la parole.

Nous remarquons rarement par nous même notre violence verbale, c’est souvent une tierce personne qui attire notre attention dessus. Or lorsque vous en usez vis à vis de votre enfant (« tu es bête » ou « tu n’es pas beau »), lui la reçoit en pleine figure. Cette simple phrase pouvant paraître anodine, il va l’intégrer à son identité, grandira avec cette idée et se comportera en conséquence.

Ce genre de remarques traduisent souvent une déception inconsciente de l’enfant. Or comme l’explique la psychanalyste Christiane Olivier :

« Beaucoup considèrent, toujours de manière inconsciente, leur enfant comme un morceau de soi que l’on peut modeler, que l’on peut rendre meilleur que l’on est soi- même. Et la déception qu’éprouve le parent émane en fait d’un sentiment de colère contre sa propre identité qu’il perçoit dans l’enfant et qu’il rejette ».

Déjouer la violence verbale est un entraînement de tous les jours, et une fois contrôlée, votre enfant comme vous même en récolterez les fruits.

Ne vous méprenez pas à la lecture de ces différentes remarques. Ce sont bel et bien des conseils qui ne pourront qu’améliorer le parent génial que vous êtes déjà.

En résumé, il convient de faire attention à ses dires, à ses gestes, toujours avec le sourire pour pouvoir tirer le meilleur de la relation avec votre enfant ! 

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